Drive to store : définition, leviers et mesure du trafic en boutique
Le drive to store regroupe les actions qui font venir en boutique un client qui vous a d'abord trouvé en ligne. Pour une enseigne de mode, la condition est simple à dire et difficile à tenir : la taille affichée disponible doit être en rayon quand le client arrive. Ce guide reprend les définitions (drive to store, web to store, store to web, ROPO), les leviers, la mise en place, la mesure du trafic en boutique et les erreurs qui font déplacer un client pour rien.
Qu'est-ce que le drive to store ?
L'expression vient de l'anglais : « drive », pousser ou conduire, et « store », le magasin. Le drive to store regroupe tout ce qui incite un internaute à passer la porte d'une boutique, du résultat de recherche local à la relance par e-mail.
Drive to store : la définition simple
Le drive to store, aussi écrit drive-to-store, est une approche du marketing qui utilise le web, le mobile et la publicité pour générer des visites en magasin. Le canal numérique ne vend pas lui-même : il informe, rassure et donne une raison de se déplacer. La vente se conclut en boutique, souvent après un essayage.
Pour le consommateur, le parcours paraît naturel : il cherche un produit sur son téléphone ou sur son ordinateur, vérifie qu'il est disponible près de chez lui, puis passe en boutique. Pour l'enseigne, c'est une pièce de sa stratégie omnicanale (omnichannel, en anglais) : le site, l'app mobile, les réseaux sociaux et les boutiques travaillent ensemble au lieu de se disputer le même client. Notre guide de l'omnicanal détaille ces parcours.
Drive to store ou web to store : quelle différence ?
Les deux termes se recoupent, et beaucoup les emploient l'un pour l'autre. Le web to store désigne le parcours du client : il commence en ligne et se termine en boutique. Le drive to store désigne plutôt les actions de l'enseigne pour provoquer ce déplacement : campagne locale, message géolocalisé, relance, mise en avant de la disponibilité en magasin. L'un décrit le chemin, l'autre ce qui pousse à le prendre.
Store to web : le chemin inverse
Le client découvre un produit en boutique et l'achète en ligne plus tard. Ou bien sa taille manque en rayon, et le vendeur la fait venir d'ailleurs. Une stratégie cross-canal soignée traite les deux sens : la boutique ne perd pas la vente quand le rayon est vide, et le site ne la perd pas quand le client préfère essayer.
Le ROPO : research online, purchase offline
ROPO signifie « research online, purchase offline » : chercher en ligne, acheter hors ligne. Le client compare, lit les avis, vérifie les tailles sur le site, puis achète en boutique. Ces ventes n'apparaissent pas dans le chiffre d'affaires du site, alors que le site y a contribué. C'est ce phénomène qui rend le drive to store si important, et sa mesure si délicate.
Les mots du drive to store, en un tableau
| Terme | Ce que ça désigne | Un exemple en mode |
|---|---|---|
| Drive to store | Les actions qui incitent l'internaute à se rendre en boutique. | Une campagne locale annonce l'arrivée de la nouvelle collection dans la boutique la plus proche. |
| Web to store | Le parcours qui commence en ligne et se termine en boutique. | Une cliente repère une veste sur le site, vérifie que sa taille est en rayon et vient l'essayer. |
| Store to web | Le parcours inverse, de la boutique vers le site ou vers le stock du réseau. | La cliente achète en ligne la pièce essayée en boutique, ou le vendeur fait venir la taille absente du rayon. |
| ROPO | « Research online, purchase offline » : chercher en ligne, acheter en boutique. On dit aussi ROBO (« research online, buy offline »). | Le client compare les coupes sur le site, puis achète son jean en boutique après l'essayage. |
| Drive to web | L'inverse du drive to store : amener le client vers le site. | Un QR code en boutique renvoie vers la collection complète en ligne. |
| Click & Collect | Acheter en ligne, retirer en boutique. Le terme anglo-saxon est BOPIS (« buy online, pick up in store »). | La commande payée sur le site attend le client au comptoir. |
| E-réservation | Réserver en ligne sans payer, puis essayer et payer en boutique. | La pièce est mise de côté dans la taille choisie, jusqu'à une date limite. |
Pourquoi le drive to store compte autant pour les enseignes de mode
En mode, le doute porte souvent moins sur le produit que sur la taille, la coupe ou la matière. Le site aide à choisir ; la boutique permet d'essayer. Le drive to store relie les deux.
Pour le client
- Savoir avant de se déplacer que sa taille est en rayon.
- Essayer avant d'acheter, et changer de taille sur place.
- Repartir avec son article le jour même.
- Être conseillé par un vendeur qui connaît la pièce.
Pour l'enseigne
- Un site qui fait vendre les boutiques, même quand la vente ne passe pas par le panier en ligne.
- Le stock des magasins mis en avant auprès des internautes proches.
- Moins de colis expédiés, puis retournés pour une taille qui ne va pas.
- Une connaissance client plus riche, quand l'achat en boutique rejoint la fiche du client.
Pour la boutique
- Des clients en magasin qui viennent avec une intention précise.
- Des occasions de conseil et de ventes complémentaires.
- Des visites préparées : avec une réservation, le vendeur sait qui vient et pour quelle pièce.
- Un rôle reconnu dans les ventes nées en ligne.
Le drive to store n'oppose pas le site et les boutiques. Dans le commerce de détail, beaucoup de parcours d'achat mêlent déjà les deux canaux ; le drive to store les organise plutôt que de les laisser au hasard. Il a une limite, qui est aussi sa condition : il ne marche que si ce que le site promet existe en boutique.
Les leviers du drive to store pour attirer des clients en magasin
Certains leviers informent, d'autres donnent une raison de venir, d'autres encore réservent la pièce. Les plus efficaces ne sont pas forcément les plus innovants : ce sont ceux qui disent vrai sur le stock.
La disponibilité par boutique et par taille sur la fiche produit
Sur la fiche produit, le client choisit sa taille et voit dans quelles boutiques elle est disponible. On parle aussi de product locator. C'est le levier le plus direct : il répond à la question que chacun se pose avant de se déplacer. Avec les thèmes compatibles, Shopify peut afficher sur la fiche produit la disponibilité au retrait, pour chaque boutique où le retrait en magasin est activé.
Ce qu'il faut derrière : Un stock juste à la taille, à la couleur et au magasin, mis à jour au plus près du réel.
Le localisateur de boutiques (store locator)
Une carte interactive, sur le site comme dans l'app mobile, qui donne pour chaque boutique l'adresse, les horaires, l'itinéraire et les services proposés : retrait, réservation, prise de rendez-vous. Il sert sur mobile comme sur desktop, souvent juste avant le déplacement.
Ce qu'il faut derrière : Des fiches magasins tenues à jour : un horaire faux coûte une visite.
Le Click & Collect
Le client achète en ligne et retire sa commande en boutique. Il vient chercher un colis, essaie parfois sur place, et peut repartir avec un article de plus.
Ce qu'il faut derrière : Une boutique prévenue, une préparation suivie et un client informé quand sa commande est prête.
L'e-réservation
Le client réserve sans payer, essaie en boutique et ne paie que ce qu'il garde. C'est le levier le plus proche du drive to store au sens strict : la vente se conclut en magasin, après l'essayage.
Ce qu'il faut derrière : Une pièce réellement mise de côté, une boutique qui confirme, une échéance suivie.
Les fiches d'établissement et la recherche locale
Quand un internaute cherche une boutique « près de moi », les cartes et les fiches d'établissement, comme celles de Google, lui donnent l'adresse, les horaires et l'itinéraire, parfois sans passer par votre site. Photos, avis, services : chaque boutique a sa fiche, à tenir comme une vitrine.
Ce qu'il faut derrière : Une fiche par boutique, avec les horaires exceptionnels des soldes et des jours fériés.
Les campagnes locales
Publicité géolocalisée sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, affichage, street marketing : les messages publicitaires locaux donnent une raison de venir, autour d'une ouverture, d'une nouvelle collection ou d'un événement en boutique. Google propose aussi des annonces d'inventaire local, qui signalent aux internautes proches qu'un produit est disponible en magasin.
Ce qu'il faut derrière : Du stock dans les tailles courantes, dans chaque boutique ciblée, et des équipes prévenues de l'opération.
Les relances CRM vers la boutique
Retour en stock d'une taille attendue, panier abandonné, nouvelle collection, anniversaire, invitation à une vente privée : un e-mail ou un SMS bien ciblé peut proposer de venir essayer en boutique plutôt que de commander en ligne.
Ce qu'il faut derrière : Un consentement recueilli et respecté, et une fiche client qui réunit achats en ligne et en boutique.
Le vendeur et le rendez-vous en boutique
Une prise de rendez-vous, un conseil personnalisé, un message du vendeur quand une pièce arrive : le clienteling fait revenir les clients en magasin. Ici, l'activation passe par une personne, pas par une publicité.
Ce qu'il faut derrière : Une fiche client accessible au vendeur, avec ses tailles et ses achats sur tous les canaux.
Pour aller plus loin sur chaque parcours : le guide du click and collect, la solution Click & Collect et l'e-réservation orchestrées par Ranko, et le guide du clienteling pour la relation client en boutique.
Une disponibilité en magasin qui soit vraie
Un client qui se déplace pour une taille absente perd confiance dans tout ce que le site affiche. Avant toute campagne, la disponibilité affichée doit correspondre à ce qui est en rayon.
Stock théorique, stock disponible, stock engagé
Le stock théorique est ce que votre gestion commerciale croit avoir en boutique. Le stock disponible en retire tout ce qui est déjà engagé : commandes web en préparation, pièces mises de côté, réservations, transferts en cours. Seul ce dernier peut être promis à un client qui hésite à se déplacer.
Pourquoi la disponibilité affichée devient fausse
- La dernière pièce est vendue en rayon le matin, alors que le site l'affiche encore.
- Une pièce abîmée, égarée ou mal rangée n'a pas encore été vue par l'inventaire.
- La même taille est promise deux fois : à un client en ligne et à un client en boutique.
- Une synchronisation est trop espacée, ou en échec sans que personne le sache.
- Une boutique fermée pour inventaire, travaux ou jour férié reste proposée sur le site.
Ce qu'il faut pour une disponibilité fiable
- Le stock réellement engagé, et non le stock théorique, comme base de calcul.
- Le détail par taille, couleur et boutique : « disponible en magasin » ne suffit pas, il faut la bonne taille dans la bonne boutique.
- Des inventaires réguliers, au scan, pour corriger les écarts entre le système et le rayon.
- Des synchronisations automatiques, que l'on peut relancer à la demande.
- Un flux en échec signalé à la bonne équipe, plutôt que découvert quand le client est en boutique.
- Les fermetures de boutique prises en compte dans ce que le site propose.
Les annonces qui montrent la disponibilité en magasin, sur Google ou ailleurs, s'appuient sur les mêmes données de stock par boutique. Un stock faux à la source sera faux partout. Pour anticiper les ruptures et repérer le stock qui dort, voir le module Stock intelligent ; pour remettre la bonne taille dans la bonne boutique avant une campagne, le guide du réassort magasin.
Comment mettre en place une stratégie drive to store, étape par étape
Une campagne drive to store efficace se prépare en boutique autant qu'au service marketing. Sept étapes, dans l'ordre.
- Étape 1
Partir des boutiques
Quelles boutiques, quelle zone de chalandise, quels clients autour ? Commencez par quelques magasins où le stock est fiable et l'équipe prête.
- Étape 2
Fiabiliser le stock
Par taille, par couleur et par boutique. Sans disponibilité vraie, aucun levier ne tient : c'est le chantier à mener avant toute publicité.
- Étape 3
Tenir les fiches magasins à jour
Adresse, horaires, services, fermetures : sur le site, dans le localisateur de boutiques et sur les fiches d'établissement.
- Étape 4
Choisir les parcours
Disponibilité en boutique sur la fiche produit, Click & Collect, e-réservation : commencez par un parcours, puis ajoutez les autres.
- Étape 5
Activer campagnes et relances
Campagnes locales, relances CRM, événements en boutique : chaque activation est datée, ciblée et annoncée aux équipes.
- Étape 6
Préparer les équipes boutique
Le store manager et ses vendeurs savent quelles pièces sont mises en avant, quelles réservations arrivent et comment accueillir le client qui vient pour une taille précise.
- Étape 7
Mesurer, puis étendre
Comparez le trafic et les ventes des boutiques concernées, avant et après, puis ajustez et étendez le périmètre.
Mesurer l'effet du drive to store sur le trafic en boutique
Le drive to store se juge en boutique, pas seulement sur le site. Quelques indicateurs suivis boutique par boutique, et dans la durée, permettent de repérer ce qui marche. Vos repères se construisent sur votre propre historique, pas sur la moyenne d'un autre réseau.
| Indicateur | Ce qu'il mesure | D'où vient la donnée |
|---|---|---|
| Trafic en boutique | Le nombre de passages dans chaque magasin, par jour et par heure. | Les compteurs de passage installés à l'entrée des boutiques. |
| Taux de transformation | La part des visiteurs qui repartent avec un achat. | Le nombre d'achats en boutique, rapporté au nombre de passages. |
| Ventes en boutique après une visite en ligne | Les achats en magasin de clients identifiés qui ont d'abord consulté le site, reçu une relance ou abandonné un panier. | La fiche client, quand achats en ligne et en boutique y sont réunis. |
| Retraits et ventes au retrait | Les commandes Click & Collect retirées, et ce que le client achète en plus au comptoir. | Le suivi des commandes et les ventes de la boutique. |
| Réservations honorées | Les e-réservations retirées, achetées ou non honorées, boutique par boutique. | Le suivi des réservations. |
| Intentions de visite | Les recherches de boutiques, demandes d'itinéraire et appels depuis le localisateur et les fiches d'établissement. | Les statistiques de votre site et de vos fiches d'établissement. |
| Évolution d'une période à l'autre | L'écart avec la même période de l'année précédente (N-1), ou avec des boutiques non concernées par la campagne. | Les ventes et les passages, comparés sur la même période. |
Mesurer le ROPO, sans se raconter d'histoires
Le ROPO reste difficile à mesurer précisément : un client non identifié qui a consulté le site, puis acheté en boutique, ne laisse aucune trace qui relie les deux. Les méthodes les plus simples combinent la fiche client (programme de fidélité, compte en ligne, e-mail), une offre ou un code réservé à la campagne, et la comparaison avec des boutiques témoins.
Ces chiffres ne disent pas tout, mais ils donnent une tendance. Suivie dans la durée, elle aide à décider quels leviers garder et quelles boutiques accompagner.
Avec Ranko : ventes et passages croisés, boutique par boutique
Ranko croise les ventes de chaque boutique avec son trafic, mesuré par les compteurs de passage : ventes du jour, comparatif N-1, passages, performance produit et famille, à l'échelle d'un magasin ou de tout le réseau. Chaque retrait et chaque étape d'une commande web sont datés. Les tableaux de bord se déclinent par rôle, de la direction au retail et à l'e-commerce ; le Command Center y ajoute les actions prioritaires du jour, valorisées en euros.
Les erreurs qui font échouer une stratégie drive to store
Elles finissent presque toutes de la même façon : un client qui s'est déplacé pour rien. Chacune a sa parade.
Promettre une taille qui n'est plus en rayon
Ce qui se passe : Le client a vu son 38 annoncé dans la boutique près de chez lui. Il fait le trajet : la dernière pièce est partie la veille.
La parade : Une disponibilité calculée sur le stock réellement engagé et synchronisée automatiquement, et des inventaires au scan pour rattraper les écarts.
Lancer une campagne sans stock dans les boutiques ciblées
Ce qui se passe : La publicité met en avant une pièce que plusieurs boutiques n'ont plus dans les tailles courantes.
La parade : Vérifier la profondeur de stock par taille avant l'activation, et organiser les transferts entre magasins en amont.
Des horaires ou une adresse qui ne sont plus à jour
Ce qui se passe : La fiche d'établissement affiche les horaires d'avant les travaux, ou le localisateur propose une boutique fermée.
La parade : Un référentiel unique des magasins et de leurs horaires, repris partout, et des fermetures prises en compte dans les parcours en ligne.
Une boutique qui n'est pas au courant
Ce qui se passe : Le client arrive pour une pièce réservée ou une offre vue en ligne ; le vendeur n'en sait rien.
La parade : Des boutiques prévenues de chaque réservation, de chaque commande et de chaque campagne, avec une relance si personne ne répond.
Mesurer seulement les ventes en ligne
Ce qui se passe : Le site semble moins performant quand il envoie ses visiteurs en boutique, et les boutiques ne voient pas la part du site dans leurs ventes.
La parade : Suivre, boutique par boutique, le trafic, la transformation et les ventes en magasin de clients identifiés.
Relancer sans consentement
Ce qui se passe : Un SMS ou un e-mail part vers un client qui s'est désinscrit. La relation se dégrade, et l'enseigne s'expose à une plainte.
La parade : Un consentement et des désinscriptions gérés de bout en bout, sur tous les canaux.
Ce que Ranko apporte à votre drive to store
Ranko relie Fastmag et Shopify, rend la disponibilité affichée fiable et orchestre ce qui se passe quand le client commande, réserve ou vient en boutique. Vous gardez Fastmag, Shopify et votre CRM.
Une disponibilité vraie, à la taille près
Ranko calcule la disponibilité sur le stock réellement engagé, pas sur le stock théorique, jusqu'à la taille, la couleur et le gencode, en vue boutique comme en vue réseau. Le stock de chaque boutique et celui du dépôt sont suivis séparément : une pièce déjà promise ne s'affiche pas une seconde fois comme disponible. L'affichage par boutique sur la fiche produit dépend de votre thème Shopify et se définit lors du cadrage.
Des écarts corrigés à la source
Inventaire au scan (comptage, écarts, ajustement), réceptions, demandes de marchandises et transferts entre magasins : de quoi garder un stock de référence aligné sur le stock en rayon. Les synchronisations tournent automatiquement et se relancent à la demande.
Le Click & Collect orchestré
Chaque commande web part vers la bonne boutique ou vers le dépôt, selon un score (rotation, profondeur de stock, quotas, fermetures). La boutique est notifiée, jusqu'à l'appel téléphonique automatique ; en cas de refus ou de délai d'acceptation dépassé, la commande est réattribuée. Preuve photo de préparation, retrait au comptoir et suivi.
L'e-réservation suivie
Ranko orchestre la suite de la réservation, selon les règles fixées avec vos équipes : boutique prévenue, pièce mise de côté, client informé, chaque étape datée. Durée de mise de côté, relances et remise en vente se paramètrent lors du cadrage.
Le stock du réseau vendable en boutique
Le client est venu, mais sa taille manque en rayon. La vente n'est pas perdue pour autant : par une demande inter-boutiques, la boutique fait venir l'article du dépôt ou d'un autre magasin.
Une connaissance client qui fait revenir
Vente, retrait, rupture, panier, anniversaire : chaque événement alimente la vue 360 du client, achats en boutique et en ligne réunis. Le retour en stock d'une taille, les précommandes et les paniers abandonnés donnent lieu à des relances automatiques ; consentement et désinscriptions sont gérés de bout en bout.
Ventes et trafic boutique croisés
Ranko croise les ventes de chaque boutique avec son trafic, mesuré par les compteurs de passage : ventes du jour, comparatif N-1, passages, performance produit, boutique par boutique ou sur tout le réseau. Le raccordement de vos compteurs s'étudie lors du cadrage.
Des actions recommandées, valorisées en euros
Transfert, réassort, mise en avant, relance client : Ranko propose les actions à mener, valorisées en euros, et vos équipes les valident. Par exemple, envoyer vers la boutique qui va manquer de taille 38 les pièces qui dorment dans une autre.
Quand le client arrive, le vendeur retrouve dans le Client 360 son historique en boutique et en ligne, ses tailles et des suggestions de complément.
Quand quelque chose bloque
- Une boutique refuse ou ne répond pas : la commande web ne reste pas en attente ; elle est réattribuée à une autre boutique ou au dépôt.
- Une synchronisation échoue : Ranko la trace et prévient l'équipe concernée, qui relance le flux une fois la cause réglée, au lieu de laisser un client la découvrir en boutique.
- Une taille tombe en rupture : l'alerte remonte, et le retour en stock peut relancer automatiquement les clients qui l'attendaient.
- Une boutique est fermée : les fermetures entrent dans la règle qui choisit la boutique de chaque commande web.
Ce qui ne change pas chez vous
- Chaque outil garde son rôle : Shopify vos fiches produits et votre site (voir l'intégration Shopify), Fastmag le stock de vos boutiques, votre CRM vos campagnes et vos relances. Splio et Actito sont déjà connectés à Ranko.
- Quelques boutiques pour commencer, celles où le stock est fiable et l'équipe prête, puis le reste du réseau.
- Un premier échange sans rien à préparer, puis une démonstration sur vos propres flux.
- En production : une marque de prêt-à-porter orchestre avec Ranko plus de 10 000 commandes web par mois, et plus de 100 de ses boutiques sont reliées à l'e-commerce. Voir les références.
Une plateforme, trois niveaux
Ce que Ranko apporte au drive to store relève surtout du niveau Orchestrer : Click & Collect, e-réservation, commandes web dirigées vers la bonne boutique. Ce niveau suppose des outils connectés, et prépare le pilotage du réseau.
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Connecter
Fastmag et Shopify synchronisés dans les deux sens ; Splio, Actito et Klaviyo alimentés par la donnée de vos boutiques et de votre site.
Le connecteur Fastmag Shopify -
Orchestrer
Cette pageClick & Collect, ship from store, e-réservation : chaque commande web part vers la bonne boutique et se prépare sans arbitrage manuel.
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Piloter
Ruptures, stock dormant, transferts : des alertes et des actions recommandées, valorisées en euros, pour le siège et les boutiques.
Le Command Center
Un connecteur Fastmag Shopify seul publie les stocks sur le site ; il ne prévient pas la boutique et ne met pas de pièce de côté. Ranko fait tout ce que fait un connecteur, plus ce qu'il ne fait pas. Tout le détail : connecteur seul ou Ranko. Sous Fastmag, les solutions possibles sont passées en revue dans le comparatif Fastmag Shopify.
Drive to store : vos questions, nos réponses
Qu'est-ce que le drive to store ?
Le drive to store regroupe les actions marketing et les services en ligne qui incitent un internaute à se rendre en boutique : disponibilité affichée par magasin, localisateur de boutiques, Click & Collect, e-réservation, campagnes locales, relances par e-mail ou SMS. L'objectif est de transformer une recherche en ligne en visite, puis en vente, en magasin.
Que veut dire drive to store en français ?
Littéralement, « conduire vers le magasin ». L'expression anglaise s'est imposée en France, sous plusieurs graphies (drive to store, drive-to-store). En français, on parle aussi de génération de trafic en magasin.
Quelle est la différence entre le drive to store et le web to store ?
Le web to store décrit le parcours du client : il commence en ligne et se termine en boutique. Le drive to store décrit les actions de l'enseigne pour provoquer ce déplacement : campagne locale, relance, mise en avant de la disponibilité en magasin. Les deux termes se recoupent largement et sont souvent employés l'un pour l'autre.
Qu'est-ce que le ROPO ?
ROPO signifie « research online, purchase offline » : le client cherche en ligne et achète en boutique. Il compare les produits, vérifie les tailles et la disponibilité sur le site, puis achète en magasin après l'essayage. Ces ventes entrent dans le chiffre d'affaires des boutiques, alors que le site y a contribué.
Quels sont les avantages du drive to store pour une enseigne de mode ?
Le client vient avec une intention précise et peut essayer avant d'acheter. La boutique gagne des occasions de conseil et de ventes complémentaires, le stock des magasins est mis en avant auprès des internautes proches, et moins de colis partent puis reviennent pour une taille qui ne va pas. À une condition : que la disponibilité affichée soit vraie.
Quels sont les principaux leviers d'une stratégie drive to store ?
La disponibilité par boutique et par taille sur la fiche produit, le localisateur de boutiques, le Click & Collect, l'e-réservation, les fiches d'établissement pour la recherche locale, les campagnes locales et les relances CRM vers la boutique. Le vendeur, enfin, fait revenir ses clients par le conseil et la prise de rendez-vous.
Comment mesurer l'efficacité d'une campagne drive to store ?
En suivant, boutique par boutique, le trafic mesuré par les compteurs de passage, le taux de transformation, les ventes en boutique de clients identifiés après une visite ou une relance en ligne, les retraits Click & Collect et les réservations honorées. On compare ensuite avec la même période de l'année précédente ou avec des boutiques non concernées par la campagne.
Comment faire du drive to store avec Shopify et Fastmag ?
Il faut d'abord publier sur Shopify un stock juste par boutique et par taille, à partir de Fastmag, puis organiser ce qui se passe quand le client commande, réserve ou se déplace. Ranko relie Fastmag et Shopify (niveau Connecter), calcule la disponibilité sur le stock réellement engagé et orchestre le Click & Collect et l'e-réservation (niveau Orchestrer), sans remplacer vos outils. On démarre sur quelques boutiques, puis on étend le périmètre. Après votre demande de démo, nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées.
À explorer ensuite
Voyons comment vos clients en ligne peuvent trouver leur taille en boutique.
Une démonstration sur vos flux réels, Fastmag et Shopify compris. Nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées.